MARGARET ATWOOD: LA SERVANTE ÉCARLATE : INTELLECTUELLEMENT TERRIFIANT

Je connaissais bien sûr le nom de Margaret Atwood, mais je ne l’avais jamais lu, je ne savais pas quels genres de romans elle écrivait. Il a fallu que j’entende à la télé française une critique très positive et enthousiaste de la réédition de son chef-d’œuvre La servante écarlate pour que je m’y mette. Il n’est jamais trop tard, comme on dit. Je ne la savais pas autant intéressée par la science-fiction et plus précisément par la dystopie. Alors j’ai lu, plutôt j’ai dévoré ce livre en deux jours, abasourdi par la force, la qualité visionnaire, pour ne pas dire prémonitoire de cette histoire d’un monde (les États-Unis) qui a basculé dans un intégrisme total, vicieux, dangereux à l’extrême et qui risque fort bien de se produire dans un avenir rapproché si, selon moi, la tendance se maintient en ce qui concerne les accommodements dits raisonnables. L’homme ne changeant pas, l’histoire est condamnée à se répéter, sous des formes et des aspects différents bien sûr, mais les schémas se reproduiront, j’en suis persuadé. Dans la postface qu’Atwood a écrite pour la réédition de son livre, elle dit : «Je mets le mot «chrétienne» entre guillemets, car je suis convaincue qu’une grande part de l’attitude et de la doctrine de l’Église au cours de ses deux mille ans d’existence en tant qu’organisation sociale et politique aurait été odieuse aux yeux de celui d’où son nom est tiré.» Cela résume ce que je pense également.
C’est un livre à lire absolument.

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