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Je viens de terminer le Bibi de Beaulieu, livre dont on m’avait fait cadeau il y a déjà plusieurs années. Je trouve parfois les délires de Beaulieu assez difficiles à digérer, bien que j’aie dévoré son Ulysse il y a déjà longtemps. Par contre je n’ai pas terminé (encore) La grande tribu. Un jour peut-être. Le livre est sous-titré Mémoires, mais je peine à le croire tellement ça m’a fait penser par moments au Malcolm Lowry de ma photo. Délirant serait peut-être le mot que j’utiliserais. C’est évidemment fort bien écrit, malgré les redites et les longueurs (ça aurait pu être amputé de bien des pages). Autrement dit, j’aime beaucoup l’écriture de Beaulieu malgré son leitmotiv par-devers qu’il utilise constamment et qui m’a toujours horripilé. Je ne comprends pas son utilisation, c’est plus qu’énervant (pour moi). Et on pense inévitablement à Roussel pour l’utilisation des doubles, triples, quadruples et quintuples guillemets!

Lire ce livre nous ramène bien sûr à Joyce et son Ulysse, son monument (je n’ai pas été capable de lire Finnegan’s Wake). Anecdote. J’ai ouvert Ulysse pour la première fois en 1972. Je n’ai pas été capable de le terminer, mais j’ai tenu bon. Et à l’été 1989 je l’ai rouvert sur la plage du parc Forillon à Cap-des-Rosiers; je l’ai terminé (ce fameux monologue de la femme de Bloom!) sur un balcon d’une maison de San Diego. C’est un de livres qui m’ont marqué dans ma vie. J’adore Joyce, comme Beckett, comme Borgès, comme tant d’autres!