TRAITÉ DU ZEN ET DE L’ENTRETIEN DES MOTOCYCLETTES

(Zen and the art of motorcycle maintenance)

«La qualité n’est pas un objet. Elle est un événement. […] C’est l’événement par lequel le sujet prend conscience de l’objet.»

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Voici un des livres marquants de ma vie de lecteur. Je l’ai découvert au début des années 1990 et je l’ai lu avec enthousiasme, fasciné par la qualité des réflexions de Pirsig sur la philosophie, la raison, l’éducation et encore plus. C’est un des très rares livres où je me suis permis de souligner, de surligner, d’annoter, chose que je ne fais pour ainsi dire jamais. Qui plus est, c’est un livre qui a accompagné mes vacances (convalescences) estivales de prof pendant plusieurs étés. Je l’ai traîné avec moi au Yukon et en Alaska, en Irlande, en France et, bien sûr, dans mon Québec bien aimé.

Je me suis permis également de le citer en exergue de mon recueil La réalisatrice et ses bernaches, publié par les Éditions Trois-Pistoles en 2004. «Parfois, mieux vaut voyager, qu’arriver.» Cette simple phrase, je l’ai toujours accueillie comme quelque chose qui m’a profondément touché. C’est suite à la lecture de ce livre que j’ai plus ou moins renoncer aux grands voyages en Europe, car j’ai réalisé que je ne faisais que déplacer ma solitude. M’enfin.

Des années plus tard, un Québécois a traduit le livre Lila qui est un peu la suite et la conclusion du Traité. Livre un peu plus hermétique mais également très intéressant.